Le choc thermique : un pilier de la transformation bactérienne
Le choc thermique consiste à exposer brièvement des cellules bactériennes rendues compétentes à une variation rapide de température (généralement de 0–4 °C à 42 °C). Ce stress transitoire modifie la fluidité membranaire, créant des pores temporaires qui facilitent l’entrée des plasmides.
Limites
taux de transformation variable, moins performant pour des plasmides volumineux ou des systèmes complexes.
Avantages
technique simple, économique, adaptée à de nombreux plasmides.
L’apport des systèmes CRISPR/Cas
Les plasmides porteurs de gènes d’intérêt peuvent être conçus pour inclure
1
Des séquences guides (sgRNA) permettant de cibler précisément une région génomique
2
Une cassette Cas pour l’endonucléase (Cas9, Cas12a, etc.)
3
Des éléments de réparation (modèle d’ADN) favorisant l’intégration par recombinaison homologue.
Synergie entre choc thermique et CRISPR/Cas
La combinaison du choc thermique avec des plasmides CRISPR/Cas permet de tirer parti de deux forces :
Efficacité d’entrée du plasmide : grâce au choc thermique, les cellules absorbent plus facilement l’ADN exogène.
Précision d’édition : une fois à l’intérieur, le système CRISPR/Cas assure une modification ciblée, évitant les intégrations aléatoires.
Cette stratégie est particulièrement prometteuse pour
L’ingénierie de souches bactériennes productrices de biomolécules
La construction de modèles microbiens pour l’étude de gènes de résistance
L’optimisation de biocapteurs basés sur des circuits génétiques.